Amazon bouscule enfin le monde du livre en Belgique

Livraison gratuite en Belgique à partir de 20 euros d’achats.
Enfin !

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C’est probablement lié à Noël, on s’en doute, mais on ne peut que se réjouir. Il n’est en effet pas incompatible de travailler dans l’édition, se sentir impliqué dans le monde du livre, et apprécier le travail de  certains libraires (à commencer par l’excellent Cook&Book), tout en appréciant le service irréprochable d’Amazon.

Certains m’en voudront peut-être mais soyons réalistes :

  1. choix exhaustif (du moins en ce qui me/nous concerne, tant niveau privé que professionnel) ;
  2. chercher au cœur (même si c’est encore, malheureusement, trop peu répandu) ;
  3. ergonomie utilisateur (notamment la très pratique fonction de votre liste cadeaux) ;
  4. livraison rapide (dernière commande dimanche à 20h, reçue mercredi 11h à Bruxelles) ;
  5. prix réduits (jusqu’à 10% de réduction par rapport à une librairie spécialisée en Belgique).

Petite précion : oui, j’irai toujours en librairie, où j’achèterai encore des coups de cœur (ici) et autres titres phares ().

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Google Book Search, online access, print-on-demand

Agreement

Le texte de Google est ici, et tout le monde en parle, à chaud pour le moment. Je laisse donc à Olivier Ertzscheid (Affordance) le soin de vous éclairer et de donner d’autres liens pour aller plus loin.

Toutefois, loin de vouloir en faire une énième analyse, je tiens juste à soulever deux points, que je n’ai pas particulièrement vus dans les blogs et articles de ce matin…

Online access

Les auteurs, éditeurs et autres agrégateurs se demandent toujours s’il vaut mieux préférer un accès en ligne (ex.: Cyberlibris, last.fm) à un modèle de téléchargement (Numilog, iTunes). The Digitalist, blog émanant de Pan Macmillan, nous éclaire sur ce point, suite à l’accord signé hier :

And it adds an interesting and powerfully pro-online access dimension to the debate about whether the future of digital reading lies in digital downloads to buy and ‘own’ or online access through a subscription.

Perso, en ce qui concerne les livres, je n’ai toujours pas tranché. Par contre, je suis encore (pour le moment) partisan d’un download définitif (ou presque) pour la musique qui me plait…
Et vous ?

Print on demand

A côté de l’accès en ligne, et outre l’achat en librairie (quand c’est évidemment possible) ou de la consultation d »un ouvrage « physique » en bibliothèque, un des points importants de l’accord me semble être le fait qu’il ouvre encore davantage les portes à l’impression à la demande.  Voir cette question dans la page de FAQ Google dédiée à l’accord :

The agreement allows for other services and uses, such as Print-On-Demand, Consumer Subscription and others, to be agreed in the future.

Parce que l’on ne veut pas toujours lire en ligne ou sur un reader…

50 ans de schtroumpfs

On n’en parle pas beaucoup dans la blogoschtroumpf, mais aujourd’hui est un grand jour pour l’édischtroumpf belge. Pour la première fois, le 23 octobre 1958, schtroumpfaient dans le Journal de Spirou de petits être bleus hauts comme trois pommes, et qui s’exprimaient d’une bien drôle de manière.

50 ans après leur création par Peyo, cette centaine de petits lutins attachants schtroumpfent indéniablement parmi les Belges les plus connus au monde. Demandez à vos enfants, cherchez dans vos souvenirs ou interrogez wikipeschtroumpf, je suis sûr que vous en trouverez un qui vous semble familier…

Logo 50 ans des schtroumpfs

lire aussi
Les Schtroumpfs ont 50 ans
(Le soir, 24 octobre 2008)

Richard Charkin revient …en POD et à Francfort

C’est lui qui m’avait à l’époque inspiré pour commencer mon blog : Richard Charkin, alors CEO de Macmillan. Son blog était une référence incontournable, sympathique équilibre de réflexions entre l’édition (essentiellement), l’architecture, le cricket ou encore la politique. Je l’avais même interviewé en juillet 2007. Deux mois après il passait chez Bloomsbury et arrêtait son Charkinblog, au grand regret de milliers de lecteurs assidus…

Mais, réjouissons-nous, il revient doublement :
(merci Bookbrunch)

1. Sur papier via une édition de son ancien blog en print on demand

So many people wrote to us saying how much they miss the blog, we decided to publish it as a book. […] We’re publishing it print on demand so your order will take three working days to be despatched. Happy Reading!

2. Sur le web comme invité du Frankfurter Allgemeine Zeitung :

This is Richard Charkin’s 34th Frankfurt Book Fair and he will be patrolling the aisles of Hall 8 in search of insights into the world of publishing or the meaning of life, whichever comes first.

Profitons-en !

Le livre + le film – le marketing web

Folio Policier a 10 ans

A cette occasion, Gallimard sort dès demain une édition particulière de six romans policiers qui ont été adaptés au cinéma, proposés avec le DVD du film associé. On y retrouve ainsi Mortelle randonnée, Le grand sommeil ou encore L’été meurtrier (voir la liste sur decitre.fr, un des seuls libraires en ligne à relayer l’événement).

Couverture L'été meurtrier Avec DVD

Belle idée (les cinéphiles apprécieront), bon prix (11,90 €), et surtout, de bonnes opportunités e-marketing en perspective. Voici en effet l’occasion rêvée de compléter les notices des ouvrages par des renvois pertinents ailleurs sur le web.

Par exemple, rien que pour L’été meurtrier…

Qu’il s’agisse de YouTube (bande-annonce), l’INA (Adjani interviewée par PPDA) ou encore de IMDB (la fiche complète), un contenu particulièrement pertinent aurait pu être mis en avant. Ceci sans compter l’article Wikipédia, les nombreux billets sur les blogs et autres sites de fans…

Mais bon, voici la notice sur le site de la collection. Dommage.
Que cela ne vous empêche pas de revenir 25 ans en arrière et (re)découvrir Michel Serrault et Isabelle Adjani dans Mortelle randonnée :

Satisfaire les exigences de la génération Internet

L’AFP annonce que les guides Michelin se déclineront d’ici peu en version mobile :

Le guide Michelin sera bientôt disponible sur les téléphones portables multi-fonctions, pour satisfaire les exigences de la « génération internet », a annoncé à San Francisco le directeur des guides, Jean-Luc Naret.

Toujours dans la même dépêche, on apprend que les guides imprimés continuent de garder leurs adeptes mais que…

Nous devons [Michelin] tenir compte d’une nouvelle génération d’utilisateurs qui préfère chercher sur l’internet plutôt que d’acheter des livres.

Pertinent, perturbant ou les deux ?

L’exemple Portishead/Last.fm

Après REM, Radiohead et quelques autres, Portishead met son 3e album « Third » en écoute intégrale sur last.fm, huit jours avant sa sortie officielle. Si au final je suis quelque peu déçu de la prestation elle-même (opus à mon goût beaucoup plus rude et bien moins accessible que les deux premiers), j’admire quand même ce surprenant coup double d’une Major et d’un site définitivement 2.0.

Extrait du communiqué de presse d’Universal:

This is the first time that Last.fm, which offers free access to the largest licensed catalogue of music on the Web, has collaborated with an individual artist to exclusively premier an album before its official release. All of Portishead’s previous albums are also available to stream in full for free at Last.fm/music/portishead.

Entre une visualisation de 20% en mode sécurisé chez Google Book Search (ici) et un téléchargement gratuit du texte intégral chez Cory Doctorow (), aurait-on devant nous un modèle alternatif pour faire découvrir un livre?

Livres et tags, du nuage à l’éclaircie

Appelez-les comme vous voulez, les tags, étiquettes et autre mots-clés sont aujourd’hui présents sur quelques grands sites du monde du livre. La problématique n’est pourtant pas évidente, tant la réflexion autour des tags peut s’avérer délicate :

  • peut-on mettre les mots du titre ?
  • pourquoi ne pas créer un tag par auteur ?
  • quid des disciplines et thématiques ?
  • combien de tags faut-il par ouvrage ?

Voir par exemple les réflexions d’Hubert qui a eu bien du mal à étiqueter ses livres. La situation est d’autant plus délicate pour un site de vente en ligne. L’occasion d’un petit focus sur les 4 types de nuages dans le ciel d’aujourd’hui.

Tags des recherches les plus fréquentes

Voir par exemple le nuage de Barnes & Noble: leur nuage, composé d’une centaine de tags en bas de page d’accueil, reflète, disent-ils, les termes de recherche les plus populaires. On le suppose ainsi généré automatiquement, et a priori pertinent. Etonnant tout de même de constater, le 7 avril dernier, que Juno et John Grisham ont tous deux la même taille alors qu’ils menaient respectivement à 6 et 469 résultats…

D’accord, par ailleurs, avec Joe Wikert qui trouvait dommage fin 2007 que B&N ne pousse pas plus loin cette idée. Elle aurait ainsi pu être plus intéressante s’ils avaient repris les tags sur les pages de catégories, voire même sur les pages de produits. Amazon le fait…

Tags entrés en aval par les internautes

Suivant le modèle original des tags Flickr et Del.icio.us, Amazon.com a défini ses tags comme des étiquettes que leurs clients peuvent utiliser pour classer un produit.

On retrouve ainsi un nuage assez général (book, dvd, games), que Tim Spalding s’est notamment amusé à comparer à celui de LibraryThing.

Tags entrés en amont par les éditeurs

Il suffit de jeter un œil sur immateriel.fr pour se rendre compte que certains, comme cette équipe O’Reilly Media, prennent la bouquinosphère, et les tags, très au sérieux. Et c’est justement en page d’accueil du site O’Reilly France que l’on trouve un nuage utilisé de manière assez originale, dont voici un extrait :

Leur nuage semble ainsi composé de tags entrés par les éditeurs eux-mêmes, tant en ce qui concerne le fond que leurs nouveautés. Le résultat donne un catalogue particulièrement bien mis en avant — les étiquettes mêlant collections et thématiques — au point de remplacer purement et simplement la navigation par disciplines. On accède ainsi à une collection de sous-tags, astucieusement illustrée par des URLs correspondantes, comme oreilly.fr/tags/web/actionscript. En guise de comparaison, et même si leur catalogue est probablement plus étendu, le site en .com est tout aussi intéressant — un nuage de tags aurait-il fonctionné ?

On notera par ailleurs que cette petite éclaircie (je compte aujourd’hui 47 tags) cache en fait le nuage lui-même, accessible par le lien vers tous les tags. De quoi garder une page d’accueil lumineuse!

Micro nuage en couverture

Il a fallu que je lance une recherche Google pour tomber sur un post à ce sujet, mais j’avais en fait, depuis presqu’un an, un autre exemple très intéressant sous les yeux. Mon fidèle Lonely Planet sur Lyon :

Faites-moi signe si vous passez à la Croix-Rousse! On pourra même aller se faire un bouchon…

Les blogs sont influents, le préfacier aussi!

François bon déplorait fin mars que les blogs, littéraires ou non, ne semblaient pas encore convaincre la presse traditionnelle de leurs qualité et influence. Coïncidence de (mon) calendrier, si je n’ai découvert qu’aujourd’hui son excellent billet, je viens aussi de tomber sur celui de Jean-Marc Hardy.

Préfacier de Tout d’un blog, il nous parle brièvement de ce premier roman :

Tout d’un blog, c’est une réflexion sur l’aventure du blog. Pas un bouquin du genre « 60 conseils pour réussir votre blog » ou « Blogs de pros ». Non. Plutôt l’expression intime et très féminine du vécu de cette nouvelle forme d’expérience littéraire partagée.

Influent ou non, ce billet, tout comme les quelques autres que l’on peut trouver à ce sujet, auront en tous cas généré beaucoup d’intérêt chez moi pour ce premier roman. L’auteur s’appelle Nicole Versailles (alias Coumarine pour son pseudo de blogueuse), et elle se réjouit de voir déjà un premier compte-rendu sur un autre blog.

Comme quoi le choix d’un préfacier blogueur peut s’avérer pertinent…

Littér@ture

Couverture Courrier international 13 mars 2008 Dans son édition du 13 mars, Courrier international fait le point sur les balbutiements d’une nouvelle culture littéraire. Sur le site, la majorité des articles du dossier sont payants (ou réservé aux abonnés), mais le numéro papier est toujours en kiosque.

Certes, nombre d’entre vous n’y apprendront rien de neuf, puisque la plupart des sujets ont déjà été abordés par notre bouquinosphère. L’occasion toutefois de se remettre dans le bain, pour ceux qui, comme moi, ont pris un peu de recul face à l’actualité qui nous concerne…