Archive for the ‘epublishing’ Category

Pourquoi Safari pourrait tout changer pour la presse

Apple a lancé hier Safari 5, la nouvelle version de son navigateur internet. Fidèle à Firefox, j’avais quasiment ignoré l’annonce, noyée par ailleurs dans celle de l’iPhone 4 lors du discours de Steve Jobs. Pourtant un petit bouton va tout changer :

Safari 5 reader button

Si l’iPad ne sauvera probablement pas la presse, on peut s’attendre à ce que la fonction reader de Safari 5 risque bien de l’enfoncer davantage en attaquant en partie son modèle publicitaire.

Une fois de plus c’est tout simple mais il fallait y penser. Fini d’augmenter la taille de caractères d’une page ou de chercher le lien vers la version imprimable d’un article : Safari se charge en un seul clic de vous en présenter le contenu. Rien que le contenu. Waow.

Exemple avec le Nouvel Obs, dont l’ergonomie de son (nouveau) site était tout simplement désastreuse en terme de lecture des articles à l’écran.

Avant avoir cliqué sur le bouton reader :

…et après :

Vous allez redécouvrir la presse en ligne.
Sans Pubs. Sans barres de navigation. Sans iPad. Avec Safari.

Voir les détails sur le site d’Apple et bien d’autres points de vue et commentaires sur The Unofficial Apple Weblog.

The end of publishing …ou pas

Qui a dit que l’on ne pouvait pas mettre son blog en pause ? Sans en reprendre une activité régulière, j’avais quand même envie de poster ici une intriguante vidéo intitulée « The end of publishing », trouvée aujourdhui chez Scott Pack.

Au fait, visionnez-la en entier, sinon elle n’aura qu’un bien triste sens pour vous lecteurs…

Google Book Search, online access, print-on-demand

Agreement

Le texte de Google est ici, et tout le monde en parle, à chaud pour le moment. Je laisse donc à Olivier Ertzscheid (Affordance) le soin de vous éclairer et de donner d’autres liens pour aller plus loin.

Toutefois, loin de vouloir en faire une énième analyse, je tiens juste à soulever deux points, que je n’ai pas particulièrement vus dans les blogs et articles de ce matin…

Online access

Les auteurs, éditeurs et autres agrégateurs se demandent toujours s’il vaut mieux préférer un accès en ligne (ex.: Cyberlibris, last.fm) à un modèle de téléchargement (Numilog, iTunes). The Digitalist, blog émanant de Pan Macmillan, nous éclaire sur ce point, suite à l’accord signé hier :

And it adds an interesting and powerfully pro-online access dimension to the debate about whether the future of digital reading lies in digital downloads to buy and ‘own’ or online access through a subscription.

Perso, en ce qui concerne les livres, je n’ai toujours pas tranché. Par contre, je suis encore (pour le moment) partisan d’un download définitif (ou presque) pour la musique qui me plait…
Et vous ?

Print on demand

A côté de l’accès en ligne, et outre l’achat en librairie (quand c’est évidemment possible) ou de la consultation d »un ouvrage « physique » en bibliothèque, un des points importants de l’accord me semble être le fait qu’il ouvre encore davantage les portes à l’impression à la demande.  Voir cette question dans la page de FAQ Google dédiée à l’accord :

The agreement allows for other services and uses, such as Print-On-Demand, Consumer Subscription and others, to be agreed in the future.

Parce que l’on ne veut pas toujours lire en ligne ou sur un reader…

Satisfaire les exigences de la génération Internet

L’AFP annonce que les guides Michelin se déclineront d’ici peu en version mobile :

Le guide Michelin sera bientôt disponible sur les téléphones portables multi-fonctions, pour satisfaire les exigences de la « génération internet », a annoncé à San Francisco le directeur des guides, Jean-Luc Naret.

Toujours dans la même dépêche, on apprend que les guides imprimés continuent de garder leurs adeptes mais que…

Nous devons [Michelin] tenir compte d’une nouvelle génération d’utilisateurs qui préfère chercher sur l’internet plutôt que d’acheter des livres.

Pertinent, perturbant ou les deux ?

Mise à niveau sur le papier électronique

inkDans la bouquinosphère, chaque bloggeur trouve petit à petit sa place. Qu’il s’agisse de pédagogie, de bibliothèques, de libraires ou encore de papier électronique, chacun et chacune avance et précise sa ligne éditoriale…

Ce qui n’empêche pas pour autant quelques sorties, pour mieux mettre en perspective des informations à la croisée de nos sphères respectives.

D’où ce post pour rappeler que le Journal Du Net a réalisé 3 vidéos qui synthétisent assez bien où en est aujourd’hui le papier électronique. C’est didactique, efficace et fort professionnel.

Copier/Coller sur Google Recherche de Livres

C’est leur équipe marketing qui nous l’annonce sur le blog officiel de Google Book Search.

T. V. RamanIls renvoient au post de T. V. Raman, un de leurs PhD qui travaille sur des projets d’accessibilité. Il y indique que ses lecture étaient jusqu’ici limitées à ce qui était disponible dans un format qu’il pouvait lire, et se réjouit de cette nouvelle fonctionnalité :

It’s opening up hundreds of thousands of books to people who use adaptive technologies such as speech output, screen readers, and Braille displays.

Précisons de suite qu’il ne s’agit évidemment que des ouvrages libres de droits…

Voir par exemple le Manuel du libraire et de l’amateur de livre et cliquer sur le petit lien afficher le contenu du texte en haut à droite.

Je vous donne quelques échantillons?

Une idée…
C’est généralement dans les parfumeries que l’on entend ce genre de question. Pourquoi pas en librairie? Remplacez simplement la vendeuse par le chef de rayon, les petits fioles par quelques fichiers texte et le sachet plastique par votre (futur) e-reader.

Concrètement?
Il suffit de transformer le concept de PLV en une multitude de petites bornes wifi. Le client se ballade en librairie, feuillette quelques livres mais n’en achète finalement que 2 ou 3, tout en hésitant pour quelques autres. Il sort alors son e-reader, l’approche de la borne en question et reçoit automatiquement le premier chapitre gratuit. Il pourra ensuite le lire (ou l’imprimer) tranquillement dans son canapé le soir-même.

Epson E-GuidingScience-fiction?
Peut-être. En tous cas pas pour Epson, qui commence par les musées. La firme propose ainsi des compléments d’informations sur les œuvres exposées. Avec possibilités d’impression…

La suite…
Peut-être une idée à creuser pour Feedbooks, que je n’ai pas eu l’occasion de rencontrer hier mais qui me semble être un projet tout aussi prometteur…

A propos du mythe de la lecture en ligne

Les internautes ne lisent pas les journaux en ligne.
Rien de tel qu’un vrai quotidien en papier pour lire et s’informer.
Pas exactement! Fin d’un mythe…

Eyetrack07 Screenshot

Même s’il s’agit de la presse écrite et non du livre à proprement parler, l’étude EyeTrack07 de Poynter reste un bon indicateur de l’évolution de la lecture en ligne. Ils ont ainsi étudié 3 groupes de 200 personnes durant un mois entier, pour comprendre ce qu’ils lisent, en quelle proportion et pour quelle raison.

Jean-Charles Condo en parle…

Les résultats vont clairement à l’encontre de l’opinion généralement admise voulant que les internautes se contentent de parcourir distraitement les articles en ligne. Au contraire, les sujets ont lu en moyenne 77% du contenu des articles qu’ils ont sélectionnés sur un site Web, tandis que ce pourcentage que de 62% pour les journaux grand format et 57% pour les tabloïdes.

Présentation de l’étude complète (PDF, vidéo et version texte) sur PoynterOnline.

Dommage que l’étude n’indique pas ce que les lecteurs on retenu des articles. Je me demande ainsi s’il est plus « rentable » de lire à l’écran ou sur papier…

Le réseau, pour désencombrer les librairies

Pour ceux et celles qui l’auraient loupée, voir l’interview dans Le Monde de Benoît Yvert, directeur du Livre et de la lecture. Petit extrait:

L’édition, c’est aussi de la « lecture subie », courte, d’information. Celle-ci sera de plus en plus consultée sur le réseau et n’encombrera plus à terme les rayons des librairies et des bibliothèques. Le vrai défi concerne donc cette zone qui représente entre 30 % et 50 % de l’édition.

Dans certains secteurs, cette proportion pourrait bien se rapprocher des 100%. Je pense notamment aux revues de sciences humaines (ex.: cairn.info), aux manuels informatiques (ex.: safari.oreilly.com), ou encore à tout le marché de l’édition juridique (ex.: lamylinereflex.fr).

En poussant la réflexion un rien plus loin, j’y vois aussi le positionnement des blogs et de wikipedia en termes de sites de référence. On y vient…

Wikipedia, 6e recherche sur Google en 2006

Top 6 Google Zeitgeist 2006Google vient de sortir son Zeitgest pour toute l’année 2006, où « wikipedia » est à nouveau dans le top 10 en occupant la sixième place (il était quatrième en 2005).

La répartition par pays n’est pas encore disponible sur les 12 derniers mois mais les résultats de novembre sont tout aussi explicites, voire même davantage:

  • 2e en Inde, en Allemagne et en Irlande
  • 3e au Canada, à Singapour et en Australie
  • 4e en Suède
  • 7e en Nouvelle-Zélande
  • 8e en Malaisie et au Mexique

Source: http://www.google.com/intl/en/press/intl-zeitgeist.html

Qu’en pensent les éditeurs d’encyclopédies, dictionnaires thématiques et autres ouvrages de référence?

Pour rappel…
Zeitgeist est une expression allemande qui signifie littéralement l’esprit (Geist) du temps (Zeit) ». Google a subtilement récupéré le terme pour en faire la marque de son top 10 des recherches. On retrouve ici la notion de database of intentions évoquée par John Battelle dans The Search.