Livres et tags, du nuage à l’éclaircie

Appelez-les comme vous voulez, les tags, étiquettes et autre mots-clés sont aujourd’hui présents sur quelques grands sites du monde du livre. La problématique n’est pourtant pas évidente, tant la réflexion autour des tags peut s’avérer délicate :

  • peut-on mettre les mots du titre ?
  • pourquoi ne pas créer un tag par auteur ?
  • quid des disciplines et thématiques ?
  • combien de tags faut-il par ouvrage ?

Voir par exemple les réflexions d’Hubert qui a eu bien du mal à étiqueter ses livres. La situation est d’autant plus délicate pour un site de vente en ligne. L’occasion d’un petit focus sur les 4 types de nuages dans le ciel d’aujourd’hui.

Tags des recherches les plus fréquentes

Voir par exemple le nuage de Barnes & Noble: leur nuage, composé d’une centaine de tags en bas de page d’accueil, reflète, disent-ils, les termes de recherche les plus populaires. On le suppose ainsi généré automatiquement, et a priori pertinent. Etonnant tout de même de constater, le 7 avril dernier, que Juno et John Grisham ont tous deux la même taille alors qu’ils menaient respectivement à 6 et 469 résultats…

D’accord, par ailleurs, avec Joe Wikert qui trouvait dommage fin 2007 que B&N ne pousse pas plus loin cette idée. Elle aurait ainsi pu être plus intéressante s’ils avaient repris les tags sur les pages de catégories, voire même sur les pages de produits. Amazon le fait…

Tags entrés en aval par les internautes

Suivant le modèle original des tags Flickr et Del.icio.us, Amazon.com a défini ses tags comme des étiquettes que leurs clients peuvent utiliser pour classer un produit.

On retrouve ainsi un nuage assez général (book, dvd, games), que Tim Spalding s’est notamment amusé à comparer à celui de LibraryThing.

Tags entrés en amont par les éditeurs

Il suffit de jeter un œil sur immateriel.fr pour se rendre compte que certains, comme cette équipe O’Reilly Media, prennent la bouquinosphère, et les tags, très au sérieux. Et c’est justement en page d’accueil du site O’Reilly France que l’on trouve un nuage utilisé de manière assez originale, dont voici un extrait :

Leur nuage semble ainsi composé de tags entrés par les éditeurs eux-mêmes, tant en ce qui concerne le fond que leurs nouveautés. Le résultat donne un catalogue particulièrement bien mis en avant — les étiquettes mêlant collections et thématiques — au point de remplacer purement et simplement la navigation par disciplines. On accède ainsi à une collection de sous-tags, astucieusement illustrée par des URLs correspondantes, comme oreilly.fr/tags/web/actionscript. En guise de comparaison, et même si leur catalogue est probablement plus étendu, le site en .com est tout aussi intéressant — un nuage de tags aurait-il fonctionné ?

On notera par ailleurs que cette petite éclaircie (je compte aujourd’hui 47 tags) cache en fait le nuage lui-même, accessible par le lien vers tous les tags. De quoi garder une page d’accueil lumineuse!

Micro nuage en couverture

Il a fallu que je lance une recherche Google pour tomber sur un post à ce sujet, mais j’avais en fait, depuis presqu’un an, un autre exemple très intéressant sous les yeux. Mon fidèle Lonely Planet sur Lyon :

Faites-moi signe si vous passez à la Croix-Rousse! On pourra même aller se faire un bouchon…

3 comments so far

  1. Virginie Clayssen on

    J’adore les « tags » sur le bandeau du guide Lonely Planet ! Et l’anecdote à propos des « faux tags » de Juno et John Grisham… Ça fait plaisir de te voir de retour sur ISBN !

  2. xavier@immateriel.fr on

    Merci pour ce très intéressant panorama. Comme vous l’avez deviné, tous les tags du site oreilly.fr sont entrés en amont par les éditeurs et non par des machines, au moment du travail sur leur livre.

    Nos programmes ne servent qu’à ajouter des tags spéciaux (collections, langues…) et autres métatags, ou à compléter à partir de hiérarchie, elles aussi établies par des humains.

    Nous nous sommes d’ailleurs aperçus que le nuage de la page d’accueil devait être très réduit pour que les utilisateurs s’en servent : si les livres ont été tagués de façon pertinente, cela correspond en gros aux principales catégories. Sinon, ils utilisent de préférence le moteur de recherche. En revanche, dans les pages secondaires, les nuages sont très utilisés, car ils permettent d’affiner la recherche initiale.

    Il faudra qu’on explique tout ça dans un billet :-)

  3. […] Web 2.0 pensé pour la googlisation s’appuie sur le système des tags. Comme pour ce blog, la spécification de tags pour chaque billet permet de toucher un lectorat qui ne connaît pas immateriel.fr mais qui […]


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