Archive for avril 2008|Monthly archive page

L’exemple Portishead/Last.fm

Après REM, Radiohead et quelques autres, Portishead met son 3e album « Third » en écoute intégrale sur last.fm, huit jours avant sa sortie officielle. Si au final je suis quelque peu déçu de la prestation elle-même (opus à mon goût beaucoup plus rude et bien moins accessible que les deux premiers), j’admire quand même ce surprenant coup double d’une Major et d’un site définitivement 2.0.

Extrait du communiqué de presse d’Universal:

This is the first time that Last.fm, which offers free access to the largest licensed catalogue of music on the Web, has collaborated with an individual artist to exclusively premier an album before its official release. All of Portishead’s previous albums are also available to stream in full for free at Last.fm/music/portishead.

Entre une visualisation de 20% en mode sécurisé chez Google Book Search (ici) et un téléchargement gratuit du texte intégral chez Cory Doctorow (), aurait-on devant nous un modèle alternatif pour faire découvrir un livre?

Livres et tags, du nuage à l’éclaircie

Appelez-les comme vous voulez, les tags, étiquettes et autre mots-clés sont aujourd’hui présents sur quelques grands sites du monde du livre. La problématique n’est pourtant pas évidente, tant la réflexion autour des tags peut s’avérer délicate :

  • peut-on mettre les mots du titre ?
  • pourquoi ne pas créer un tag par auteur ?
  • quid des disciplines et thématiques ?
  • combien de tags faut-il par ouvrage ?

Voir par exemple les réflexions d’Hubert qui a eu bien du mal à étiqueter ses livres. La situation est d’autant plus délicate pour un site de vente en ligne. L’occasion d’un petit focus sur les 4 types de nuages dans le ciel d’aujourd’hui.

Tags des recherches les plus fréquentes

Voir par exemple le nuage de Barnes & Noble: leur nuage, composé d’une centaine de tags en bas de page d’accueil, reflète, disent-ils, les termes de recherche les plus populaires. On le suppose ainsi généré automatiquement, et a priori pertinent. Etonnant tout de même de constater, le 7 avril dernier, que Juno et John Grisham ont tous deux la même taille alors qu’ils menaient respectivement à 6 et 469 résultats…

D’accord, par ailleurs, avec Joe Wikert qui trouvait dommage fin 2007 que B&N ne pousse pas plus loin cette idée. Elle aurait ainsi pu être plus intéressante s’ils avaient repris les tags sur les pages de catégories, voire même sur les pages de produits. Amazon le fait…

Tags entrés en aval par les internautes

Suivant le modèle original des tags Flickr et Del.icio.us, Amazon.com a défini ses tags comme des étiquettes que leurs clients peuvent utiliser pour classer un produit.

On retrouve ainsi un nuage assez général (book, dvd, games), que Tim Spalding s’est notamment amusé à comparer à celui de LibraryThing.

Tags entrés en amont par les éditeurs

Il suffit de jeter un œil sur immateriel.fr pour se rendre compte que certains, comme cette équipe O’Reilly Media, prennent la bouquinosphère, et les tags, très au sérieux. Et c’est justement en page d’accueil du site O’Reilly France que l’on trouve un nuage utilisé de manière assez originale, dont voici un extrait :

Leur nuage semble ainsi composé de tags entrés par les éditeurs eux-mêmes, tant en ce qui concerne le fond que leurs nouveautés. Le résultat donne un catalogue particulièrement bien mis en avant — les étiquettes mêlant collections et thématiques — au point de remplacer purement et simplement la navigation par disciplines. On accède ainsi à une collection de sous-tags, astucieusement illustrée par des URLs correspondantes, comme oreilly.fr/tags/web/actionscript. En guise de comparaison, et même si leur catalogue est probablement plus étendu, le site en .com est tout aussi intéressant — un nuage de tags aurait-il fonctionné ?

On notera par ailleurs que cette petite éclaircie (je compte aujourd’hui 47 tags) cache en fait le nuage lui-même, accessible par le lien vers tous les tags. De quoi garder une page d’accueil lumineuse!

Micro nuage en couverture

Il a fallu que je lance une recherche Google pour tomber sur un post à ce sujet, mais j’avais en fait, depuis presqu’un an, un autre exemple très intéressant sous les yeux. Mon fidèle Lonely Planet sur Lyon :

Faites-moi signe si vous passez à la Croix-Rousse! On pourra même aller se faire un bouchon…

Les blogs sont influents, le préfacier aussi!

François bon déplorait fin mars que les blogs, littéraires ou non, ne semblaient pas encore convaincre la presse traditionnelle de leurs qualité et influence. Coïncidence de (mon) calendrier, si je n’ai découvert qu’aujourd’hui son excellent billet, je viens aussi de tomber sur celui de Jean-Marc Hardy.

Préfacier de Tout d’un blog, il nous parle brièvement de ce premier roman :

Tout d’un blog, c’est une réflexion sur l’aventure du blog. Pas un bouquin du genre « 60 conseils pour réussir votre blog » ou « Blogs de pros ». Non. Plutôt l’expression intime et très féminine du vécu de cette nouvelle forme d’expérience littéraire partagée.

Influent ou non, ce billet, tout comme les quelques autres que l’on peut trouver à ce sujet, auront en tous cas généré beaucoup d’intérêt chez moi pour ce premier roman. L’auteur s’appelle Nicole Versailles (alias Coumarine pour son pseudo de blogueuse), et elle se réjouit de voir déjà un premier compte-rendu sur un autre blog.

Comme quoi le choix d’un préfacier blogueur peut s’avérer pertinent…