Fnac.com, deuxième magasin de l’enseigne

Avec ses 23% de croissance en 2006, le site est aujourd’hui le deuxième magasin de la Fnac. Son PDG Denis Olivennes annonçait hier sur BFM (podcast) que fnac.com passera même en première place l’année prochaine.

Fnac

Sa décision récente de supprimer la remise automatique des 5% sur les livres sauf pour les commandes en ligne, n’y est sans doute pas pour rien. Tout en faisant un petit coup de pub pour ses espaces culturels, Michel Edouard Leclerc est en tous cas assez critique sur ce revirement:

En supprimant l’automaticité du rabais sur les livres, la Fnac rentre dans le rang. Fini l’agitateur ! La Fnac passe du camp des militants de la culture (démocratisation de l’accès à la culture pour tous) aux lois du marketing nourries de préoccupations financières.

A propos de préoccupations financières, on peut croire qu’une partie des acheteurs en magasin se tournera vers le site pour ces quelques %. Quand on ajoute les problèmes de parking, la foule du samedi après-midi et les risques d’indisponibilité des ouvrages, quelques euros peuvent faire la différence…

5 comments so far

  1. DT on

    Le problème de la librairie en ligne, c’est le défaut d’information. Le temps passé dans un magasin de la Fnac sert aussi à s’informer. Un exemple : j’ignorais que F.Jullien avait répondu à JF Billeter, tout récemment. Je l’ai découvert sur une table à la Fnac.
    J’ai le sentiment qu’en ligne, on ne flane pas comme en librairie.
    Qu’en pensez-vous ?

  2. Pascal Arnaud on

    Cette décision est empreinte d’un altruisme remarquable… Par ce biais la FNAC entend soutenir la librairie indépendant en revenant au prix unique.
    Ensuite c’est aussi une décision courageuse : les libraires FNAC, avec le choix essentiellement limité au ouvrages d’actualité ou à forte rotation, se surpasser pour être au même niveau que les libraires indépendants.
    Enfin il ne fautsurtout pas y voir une décision financière, les entrepôts centralisés en zones industrielles, avec des préparateurs de commandes, ne coûtent pas moins cher que des magasins en centre ville avec des libraires qualifiés…

  3. Eric on

    Didier,

    Je pense que l’on flâne tout autant en ligne qu’en librairie. L’expérience est simplement différente.

    Pour moi, passer une heure en librairie reste généralement un moment de plaisir, et je trouve souvent des idées de lecture qu’Internet ne m’aura pas fait découvrir. Par contre, une heure sur Amazon, LibraryThing, les blogs et/ou les sites éditeurs m’apportera d’autre idées, sans pour autant remplacer l’expérience de librairie.

    Il s’agit autant des recommandations automatiques (les clients intéressés par cet ouvrage sont aussi intéressés par celui-ci) que des suggestions de passionnés sur leurs blogs personnels. Quel que soit le libraire, aussi spécialisé soit-il, je doute ainsi qu’il puisse atteindre le niveau de connaissance – agrégé – de tout ce qui est en ligne aujourd’hui. Par contre, il pourra très bien être un déclencheur pour lire tel ou tel type d’ouvrage, pour que le lecteur approfondisse ultérieurement sa recherche sur internet.

    En bref, les deux canaux me semblent ainsi toujours utiles, et souvent complémentaires. Ce n’est toutefois pas le cas pour tous les secteurs du livre. A développer…

  4. pierre schweitzer on

    L’info du billet est incomplète, limite erronée : la réduction de 5% en librairie reste ‘automatique’ pour les adhérents, y compris dans les magasins en ville.

    J’ai comme l’impression qu’il s’agit plutôt pour la Fnac, d(inciter ses clients à adhérer à son (onéreux) programme d’avantages…

    En creusant un peu, on peut facilement réaliser que la Fnac est en train de segmenter sa clientèle, en magasin et en ligne, où les concurrents ne sont pas les mêmes et où les avantages commerciaux vont être différents… Serait-ce les prémices de la fin du prix unique du livre pour la VPC internet ?

  5. Christophe on

    Il me parait important d’ajouter que même si la remise des 5% reste appliquée pour les achats en ligne, il ne faut pas oublier la question de la gratuité des frais de port.

    Celle-ci n’est pas encore réglée. Le SLF a engagé il y a quelques temps une action en justice (avec succès) en démontrant que la gratuité des frais de livraison revenait à bafouer la loi sur le prix unique : http://www.umadev.com/inxc/f/index.php?sujet_id=896

    Si la gratuité des frais de port est supprimée, il y a fort à parier que les sites internet des grosses enseignes culturelles en pâtiront… et que peut-être quelques uns retrouveront le chemin des librairies physiques.

    Quelqu’un a-t-il du neuf sur les dernières décisions judiciaires ou les prochaines échéances (j’avais entendu parler d’un 23 mai) ?


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