Des auteurs entre obscurité et piratage

Ma fonction en maison d’édition m’amène parfois à être en contact avec des auteurs. Certains d’entre eux s’interrogent ainsi avec inquiétude sur la sécurité de Google Livres. D’autres encore doutent de la pertinence d’offrir chapitre complet en PDF sur nos sites. Je pense alors à Chris Anderson :

My publishers want to make money, and I like them so I usually do what it takes to keep them happy, but in truth I just want to be read/listened to by the largest number of people.

Il rejoint sur ce point Tim O’Reilly qui estime depuis 2002 que l’obscurité est pour un auteur une menace bien plus grande que le piratage.

Vous direz qu’il est facile de partager le point de vue de ces deux incontournables visionnaires.

Certes.

Il est toutefois tout aussi facile de trouver un exemple où le risque de voir son contenu piraté prend définitivement le relais sur l’obscurité. C’est notamment le cas de Harry Potter, pour lequel J. K. Rowling refuse la sortie du tome 7 sur e-book, de peur de piratage. (JDN)

Scott Pack a d’ailleurs un billet assez caustique sur le sujet: 10 reasons why booksellers hate Harry Potter.

Quelques réactions d’auteurs?

Préférez-vous l’obscurité (voire la mise sous cellophane), ou la visibilité (voire un contenu accessible dans son intégralité sous licence Creative Commons) ?

2 comments so far

  1. Bibliobsession on

    je suis pas auteur, mais les contenus numériques en ligne ne remplacent pas le papier, ils augmentent la visibilité del’auteur. Voir pas exemple Inventaire Invention qui édite des petite livres, livrés sur le web en pdf dans protection, et pourtant les ventes sont là….et il s’agit d’auteurs bien vivants!
    http://www.inventaire-invention.com/index_auteurs/auteurs.htm

    tant que le papier électronique n’est pas aussi ergonomique que le papier traditionnel, c’est une contre-vérité de dire que la circulation numérique des oeuvres de littérature diminue les ventes des éditeurs, ça n’est même pas vrai pour la musique même steve jobs s’en rend compte!!!, encore moins pour les livres. Tout comme d’ailleurs il n’avait jamais été prouvé et montré que les prêts en bibliothèques ont un impact sur les ventes des livres….

    visibilité et accès oui mais piratage, c’est une fausse peur!

  2. Eric on

    Effectivement, pour la majorité des secteurs du livre, le piratage ne me semble pas représenter un risque majeur. Par contre, pour nombre de manuels scolaires et universitaires, on sait la photocopieuse est bien pire. Sauf que Xerox, on ne leur fait pas de procès…


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