Archive for novembre 2006|Monthly archive page

Cyberlibris, texte intégral à imprimer

Un mail que j’ai reçu ce 24 novembre qui devrait vous intéresser…
Cyberlibris
en a fini avec sa version bêta et lance ses offres grand public:

Cyberlibris Famili passe maintenant dans sa phase payante via un abonnement en ligne.

Les différentes formules d’abonnement, Découverte 3 mois, Liberté 12 mois, permettront à tout abonné d’accéder, comme vous avez pu le faire, sans aucune restriction à l’ensemble des contenus de notre catalogue et ainsi de disposer de sa propre bibliothèque numérique familiale.

Notre catalogue, qui compte à ce jour d’environ 1500 titres dont plus de 700 déjà en ligne, s’enrichit quotidiennement de nouveaux éditeurs et de nouveaux titres afin de toujours mieux répondre aux questions pratiques de la vie quotidienne et culturelle.

On y retrouve des ouvrages de petites maisons comme de plus grandes, dont notamment Dunod, Maxima, Vuibert, et La Découverte.

Voir aussi leur offre executive.
On en reparle…

Les bonnes idées eMarketing – The Long Tail (2)

long tail coverOutre son blog, sa vidéo, ses AdWords et son mini-site (voir mon post précédent), le livre The Long Tail de Chris Anderson fait toujours parler de lui. L’occasion d’évoquer à mon tour cet ouvrage incontournable, de par sa réussite exemplaire en (e)marketing.

Avis d’experts

Bonne mise en avant des premiers commentaires d’experts, avec par exemple celui d’Eric Schmidt, CEO de Google:

Anderson’s insights with The Long Tail influence Google’s strategic thinking in a profound way. Read this brilliant and timely book if you want to get a look at the future of business.

…à lire en 4e de couverture ainsi que sur la fiche descriptive chez randmonhouse.co.uk.

Interviews

Evidemment, quand on est rédacteur en chef de Wired, donner l’une ou l’autre interview et bénéficier des transcriptions sur le web ne doit pas être trop difficile. Voir notamment How do you think blogs fit into the Long Tail economy? dans les questions de son entretien sur TypePad.

Wikipedia

Difficile à dire s’il s’agit effectivement de marketing ou simplement du fonctionnement naturel de Wikipedia (que j’évoquais cet été), l’article en question ne peut en tous cas que promouvoir le livre… Voir cette version en anglais, celle-ci en français.

Amazon Connect

Qui connaissait la plate-forme de blogs d’amazon.com? Chris Anderson en tous cas en a profité pour promouvoir le sien: There’s more at my blog!

Google Book Search

Tout le concept de Long Tail, comme vous ne l’avez sans doute jamais vu…

Plus sérieusement, Google a revu son interface en profondeur. Voir leur blog officiel. Si ce post ne vous inspire pas, que pensez-vous des nouvelles fonctions Google Livres?

Les bonnes idées eMarketing – The Long Tail (1)

Sorti cet été, le livre The Long Tail de Chris Anderson génère encore régulièrement beaucoup de commentaires. Francis Pisani en résume cette semaine admirablement bien le concept (voir 1, 2 et 3). L’occasion d’évoquer à mon tour cet ouvrage incontournable, de par sa réussite exemplaire en (e)marketing.

Blog

Chris Anderson évoquait cet été sur son blog à quel point celui-ci lui a permis d’améliorer son manuscrit afin de le faire publier:

Part of the reason the book is successful, I believe, is because as I was writing it the smart readers of this blog helped improve the ideas, catch my errors and suggest dozens of applications and dimensions of the Long Tail I never would have thought of myself.

Intéressant aussi de noter qu’avant la sortie du livre, le blog avait comme baseline A public diary on the way to a book. On peut lire à présent A public diary on themes around my book

Specimen

Dans un article du Monde, Olivier Zilbertin indiquait (déjà) en avril 2006 que parmi les 6 à 7 millions de blogs recensés dans la blogosphère française, certains sont en tout cas devenus des musts, incontournables, très influents.

Hyperion, l’éditeur américain de l’ouvrage, avait visiblement bien compris cette évidence, comme l’illustrait ce post, toujours sur le blog de Chris Anderson:

My publisher has given me 100 copies to GIVE AWAY. Here’s the deal: I’ll give them to the first 100 bloggers who would like to review it. Just email me at canderson@wiredmag.com with your blog URL, snail mail address, and the subject line « Review Copy ». They’ll be sent out by the end of the week.

Vidéo

Random House (qui publie le livre en Angleterre) a fait réaliser une animation vidéo qui illustre particulièrement bien tout le concept développé dans le livre. Disponible sur YouTube, le marketing viral devait ainsi faire son effet rapidement auprès du public internaute.

Extrait

Pour compléter le texte de 4e de couverture, Random House offre également un chapitre PDF en version intégrale, disponible exclusivement sur le mini-site dédié.

AdWords

Screenshot Google UK - 22.11.2006En Angleterre toujours, campagne de liens sponsorisés sur Google, pour promouvoir le mini-site évoqué ci-dessus. Noter par ailleurs la présence d’annonces Amazon et Waterstones…

Fils RSS pour annoncer de nouvelles parutions

rssLe libraire bordelais Mollat vient de lancer son nouveau service de fils RSS. Une bonne occasion d’évoquer ici cette alternative aux newsletters pour annoncer ses nouvelles parutions…

Qu’est-ce qu’un fil RSS ?

Un fil RSS est un flux d’information mis à jour en continu proposé par un site internet. Ce type de fichier se conforme à un standard informatique pour être facilement lu par d’autres sites (ex.: netvibes) ou logiciels dédiés. Il comprend généralement les titres et résumés d’articles, ainsi que les liens vers le texte intégral sur le site qui les publie.
Exemple: le flux RSS de isbn.wordpress.com.

Pourquoi en parler ici ?

Parce que cette technologie de veille commence à sortir du petit monde des informaticiens pour toucher petit à petit l’internet grand public. Tout en évitant les problèmes liés au spam et aux boîtes email surchargées, elle permet très simplement d’être averti en permanence des actualités d’un domaine précis. Par exemple en édition…

Que font les éditeurs ?

On ne trouve aujourd’hui que très peu d’exemples français. Voir tout de même le site de Vuibert qui propose des flux par grandes catégories, celui des Belles Lettres qui donne un flux général pour ses nouveautés ou encore celui de Dargaud avec les actualités de ses bandes dessinées. Noter qu’il est évidement difficile pour moi de répertorier tous les bons exemples : n’hésitez pas à en indiquer d’autres…

Que font les libraires ?

Outre Mollat cité plus haut, noter Eyrolles qui propose des flux RSS sur son site de vente en ligne. Découvrir aussi sans tarder le site de la librairie suisse Ellipse. Celui-ci pousse assez loin la flexibilité de présentation en laissant l’internaute choisir le nombre de lignes à afficher ou l’indication du prix et/ou de l’éditeur dans le titre de l’article (voir cet exemple pour les nouveautés en marketing). Selon Philippe Schutz, informaticien de la librairie à Genève, on retrouve ici la théorie de la longue traîne:

La majorité des abonnements (environ 15 000 flux) sont répartis sur environ une centaine de catégories alors que le catalogue en compte plus de 1 600.

Source: RSS, Blogs, un nouvel outil pour le management – page 94

Premiers résultats sur la vente d’un livre en PDF

J’en avais déjà parlé ici en octobre.

Olivier Andrieu, cet auteur qui avait opté pour la vente directe de son livre en version PDF bien avant la sortie de la version papier, semble partager avec moi le fait que nous sommes peut-être à l’aube d’une nouvelle façon de penser l’édition

Il en détaille à présent les premiers résultat sur le blog d’abondance:

Et bien, il faut croire qu’il existe un vrai marché pour ce type d’ouvrage téléchargeable puisqu’en à peine plus d’un mois, l’objectif annuel vient d’être dépassé avec plus de 1 000 commandes à ce jour. Impressionnant, car le tout s’est fait sans réelle publicité… Bien sûr, ce type d’ouvrage PDF ne remplace en rien la version papier (le livre « Référencement 2.0 » devrait d’ailleurs sortir, une fois mis à jour, au printemps prochain au format papier), mais il en est très complémentaire auprès d’une certaine cible, plutôt technophile, comme celle du site Abondance.

Avant de revenir ultérieurement sur cette initiative, je vous conseille vivement de lire tout le post, nuancé toutefois par quelques commentaires intéressants…

Une filiale du Petit Futé sur Google Livres

Google Book Search Results IconOn le sait, peu d’éditeurs francophones sont aujourd’hui présents sur Google Recherche de Livres. Le fait que Publibook, maison d’édition filiale du Petit Futé, aurait signé cette semaine un accord avec Google (source: NetEconomie), est donc particulièrement intéressant. On s’étonnera toutefois de ne voir à ce jour aucune annonce sur leur site.

Une bonne raison en tous cas d’introduire un premier commentaire sur ce programme « partenaires » qui s’adresse tout particulièrement aux éditeurs. (Programme à ne pas confondre avec le projet « bibliothèques » qui fait pour le moment l’actualité juridique. Voir ici la réponse de Google au SNE pour notamment comprendre la différence entre les 2 programmes.)

L’occasion en fait d’illustrer ce dont j’ai déjà parlé précédemment:

Jusqu’ici, les présentations d’ouvrages reposaient sur les textes de 4e de couverture (et parfois de rares sommaires, commentaires ou critiques de presse), alors que l’internaute peut ajourd’hui chercher dans le livre en texte intégral.

Faute donc d’équivalent chez un éditeur francophone, voir l’exemple ci-dessous chez Cambridge University Press (dont le site pourrait par ailleurs figurer dans la rubrique des bons exemples de design) et sa petite boîte search this book présente sur certaines fiches d’ouvrages:

Google Cambridge
Hormis l’initiative chercher au cœur du concurrent Amazon, quelqu’un connaîtrait-il une fonction similaire sur d’autres sites éditeurs?

Annoncer ses nouvelles parutions par email

email newsletterPetit état des lieux des pratiques email marketing en édition, avant d’évoquer l’alternative des flux RSS…

Segmentation

Quand elles ont des newsletters, la majorité des maisons d’édition proposent une segmentation par discipline, à l’image de la page d’inscription chez Erès. Certaines plus grands groupes donnent aussi la possibilité de recevoir les actualités par auteur, comme le fait Harper Collins.

Inscription

L’inscription ne requiert le plus souvent que la seule adresse email, mais quelques sites demandent nom et prénom ou exigent même de créer un profil complet, comme Masson.

Format

Même si certains éditeurs et libraires offrent encore le choix texte/html (avec logo, images de couvertures et mise en forme agréable), c’est la version html, plus visuelle et « marketing », qui a tendance à dominer.

Contenu

Si l’on y retrouve la plupart du temps une fiche produit simplifiée, voire l’une ou l’autre offre commerciale, certaines maisons comme Dunod enrichissent également leurs envois à l’aide de contenu rédactionnel original.

Fréquence

Les newsletters, e-alertes et autres lettres d’actualités se répartissent apparemment à parts égales entre emails mensuels (regroupant ainsi plusieurs titres récents et anciens) et alertes continues en fonction de l’actualité éditoriale.

Finalement, rien de bien nouveau dans le mail marketing du livre…
Réflexions, meilleurs exemples, bonnes idées?

Opt-in, vie privée et newsletters éditoriales

Courte introduction aux aspects légaux à prendre en compte dans une campagne email marketing…

Opt-in

Principe d’une directive européenne traduite en droit français dans la LCEN, exigeant que les sociétés aient reçu le consentement explicite du destinataire pour recevoir des informations promotionnelles par email avant tout envoi. Deux exceptions : adresses impersonnelles (de type info@…) et anciens clients pour les informer sur des produits similaires.

Vie Privée

Outre la règle de l’opt-in évoquée ci-dessus, on sait aujourd’hui que la confidentialité des adresses email devient une exigence incontournable pour les internautes.

Voir par exemple Cambridge University Press, qui demande à l’utilisateur son accord sur le fait que ses données soient envoyées aux filiales « overseas », et si elles peuvent être vendues à un tiers.

Voir aussi Springer qui, comme mentionné clairement en bas de chacune de ses newsletters, respects your privacy and does not disclose, sell or sent your personal information to any nonaffiliated thirdparties without your consent.

Edition traditionnelle vs papier électronique

Sony ReaderAvant son équivalent à Montréal prévu pour janvier 2007, Tebaldo organise en décembre à Paris la 4ème édition de ses rencontres sur le « papier électronique communicant ».

L’occasion de découvrir une présentation en avant-première du Sony Reader, de sa plate-forme de distribution et des outils de production de contenus.

Si d’autres blogs – spécialisés – évoqueront sans doute mieux que moi le sujet (je pense notamment à NouvoLivractu), je me demande quand même quel écho auront ces discussions auprès des éditeurs français. En effet, seules les initiatives de certains quotidiens comme Les Echos (France) ou De Tijd (Belgique) semblent avoir fait la une en Europe.

L’édition traditionnelle ne serait-elle pas concernée par les prochain supports de livres électroniques? Réponse éventuelle dans la liste des participants du 19 décembre…

Dix bonnes raisons de repenser marketing et édition

…ou, après quelques posts en toute discrétion :

Pourquoi ce blog ?

1. Parce qu’Internet était pour les ados passionnés d’informatique, alors que 54% des internautes français déclaraient en été 2006 s’être connectés au cours des 30 derniers jours.

2. Parce que les connexions étaient (très) lentes, alors qu’aujourd’hui câble et adsl ouvrent la voie aux podcasts (voir ce post), livres audio et videos.

3. Parce que les sites étaient peu interactifs, alors que le web est aujourd’hui soutenu par la croissance des blogs et outils collaboratifs.

4. Parce que l’offset était la norme en édition professionnelle alors que l’impression numérique offre de nouvelles perspectives.

5. Parce que les présentations d’ouvrages reposaient sur les textes de 4ème de couverture, alors que le client cherche aujourd’hui dans le livre en texte intégral.

6. Parce que les clients se renseignaient en librairie pour découvrir les nouveautés, alors qu’Amazon, Google et blogs influents prennent aujourd’hui le relais.

7. Parce que les paiements sur Internet faisaient peur aux cartes bleues, alors que fin juin 2006, 81% des internautes français avaient déjà acheté en ligne.

8. Parce que les projets phares se déclinaient sur CD-Rom, alors que l’accès au contenu passe aujourd’hui par Internet Explorer, un identifiant et un mot de passe.

9. Parce que les étudiants limitaient leurs sources à celles sous droits d’auteur, là où wikipedia et les contenus libres de droit (voir ce post) se retrouvent de plus en plus souvent en bibliographie de TFE.

10. Parce que les futurs auteurs contactaient les éditeurs alors que lulu.com s’érige aujourd’hui comme alternative pour certains marchés de niche.