La blogosphère, source d’auteurs potentiels

L’interview

Lire cet article du Figaro. On y découvre une interview d’Alexandre Delaigue, chargé de cours en éco/gestion mais aussi auteur principal du site econoclaste.org. Il s’efforce depuis bientôt 3 ans d’y vulgariser l’économie pour compléter ses cours et les exporter au-delà de la fac:

Mais soutenir une démarche académique ne signifie en rien que cette démarche n’est pas à partager. Et c’est pourquoi nous avons créé ce site. Nous ne nous adressons pas à un public particulier. L’objectif de vulgarisation est omniprésent. [suite]

Voir la suite sur la page qui sommes-nous.

Le site

Riche de nombreux billets souvent fort commentés (l’auteur laisse aussi régulièrement des commentaires sur d’autres blogs), le site dispose aussi des sections suivantes:

  • un lexique d’économie conséquent,
  • une impressionnante rubrique de liens,
  • et de nombreuses notes de lecture,

…le tout sous licence Creative Commons.

Le livre?

J’ai déjà parlé du Friday Project, petite maison d’édition anglaise qui fait preuve d’originalité pour recruter ses éditeurs. Je n’avais pas mentionné à cette occasion (Goscinny m’avait davantage occupé) la particularité éditoriale de cette maison, à savoir turning the best of the web into the finest of books.

Et si econoclaste.org était en anglais?
Et si econoclaste.org correspondait avec la ligne éditoriale du Friday Project?
Je suis persuadé qu’ils l’auraient déjà repéré…

Les éditeurs…

Que font nos éditeurs de sciences humaines?
Le sous-titre du blog - l’économie pour les nuls et les autres… - serait-il un indice?

Logo econoclaste

La blogosphère fourmille en tous cas d’auteurs potentiels. Encore une bonne raison de repenser internet ET édition.

309 jours 11 heures 13 minutes 58 secondes

…avant la sortie du nouveau James Bond (en livre). Cinquième auteur à s’y atteler, Sebastian Faulks prend ainsi la relève de Ian Fleming avec la parution en mai 2008 de Devil May Care.

Pour l’occasion, Penguin sort un label dédié et en profite pour lancer un site (en fait pour le moment une page et un lien vers le PDF) avec un joli petit compte à rebours…

Compte à rebours 007

C’est un peu tôt à mon sens, mais je n’ai pas résisté à laisser mon adresse email. Ceci pour voir quelles actions emarketing on peut bien imaginer 10 mois avant la sortie d’un roman, aussi mythique soit-il…

[source: Livres Hebdo et The Penguin Blog]

Harry Potter and the moonlight reading

Le septième et dernier tome arrive. J’espère ne pas vous l’apprendre…
Par contre, saviez-vous que ce soir à 23h50 (London time), le site de Bloomsbury, vous proposera un webcast de J. K. Rowling? Elle nous lira ainsi quelques passages de son ultime bestseller de la série, que Richard Charkin qualifie déjà de toughest logistical exercise in book distribution history

Update: le webcast est à présent disponible ici

Ces éditeurs qui n’ont rien compris au web…

Comme tout le monde, j’ai lu et apprécié le long billet de François Bon sur un Internet de littérature.

Même si j’admire cet excellent travail de synthèse et félicite ainsi l’auteur pour la qualité de sa réflexion, je souhaite revenir sur un point délicat…

A propos des mini-sites associés à la parution d’un ouvrage, il précise que…

le réflexe en la matière reste de payer pour fabriquer un site tape à l’oeil bien nul plutôt qu’essayer de collaborer avec les sites existants et ce qu’ils capitalisent d’expérience rédactionnelle

A mon sens, plusieurs raisons expliquent ce réflexe, parmi lesquelles on pourrait citer une certaine volonté de transparence…

Ainsi, le comportement des éditeurs reflète davantage un respect des lecteurs (oui ce site est une initiative marketing pour augmenter les ventes) qu’une absence de stratégie face aux nouveaux influenceurs (non, on ne fera pas de récupération ou de lobbying auprès de certains bloggeurs).

Plusieurs options sont par contre possibles en termes de partenariat marketing, mais il semble qu’une perspective de long terme consiste (aussi) à jouer profil bas, et ainsi laisser la blogosphère réagir naturellement à une nouvelle parution.

On évite ainsi le clash habituel entre ces deux mondes que sont celui de l’édition (rentabilité) et des blogs (passion). Voir à ce sujet l’excellent billet et les nombreux commentaires d’Eric Dupin sur la délicate question des publi-rédactionnels dans les blogs.

Temps, expertise, résultats

Par ailleurs, une fois la machine rôdée il est souvent plus efficace d’envoyer un cahier de charges pour créer un Xème site compagnon que de passer des semaines à analyser le fonctionnement des sites et blogs concernés.

Quand on ajoute à cela le manque crucial de résultats chiffrés de telles initiatives, on comprend que de nombreuses maisons d’édition n’aient pas encore franchi le pas.

Ce qui ouvre de belles perspectives pour chacun d’entre nous!

Mise à niveau sur le papier électronique

inkDans la bouquinosphère, chaque bloggeur trouve petit à petit sa place. Qu’il s’agisse de pédagogie, de bibliothèques, de libraires ou encore de papier électronique, chacun et chacune avance et précise sa ligne éditoriale…

Ce qui n’empêche pas pour autant quelques sorties, pour mieux mettre en perspective des informations à la croisée de nos sphères respectives.

D’où ce post pour rappeler que le Journal Du Net a réalisé 3 vidéos qui synthétisent assez bien où en est aujourd’hui le papier électronique. C’est didactique, efficace et fort professionnel.

Quand on hésite entre 2 images de couvertures…

Chris Anderson nous proposait de choisir le sous-titre de son prochain livre (ici). Joe Wikert (dont le blog est excellent) va un rien plus loin en nous proposant de donner notre avis sur deux projets de couverture :

We’ve narrowed our cover designs to the two you see in this post. The one on the left is more humorous and the one on the right is more traditional, if you will.

So which cover do you prefer?

Quand on voit le temps nécessaire pour choisir une photo, un slogan ou même une police de caractères, l’idée d’en rajouter une couche avec l’avis des bloggeurs m’a semblé amusante. Belle illustration en tous cas de ce que l’on peut - aussi - faire des blogs en édition.

Le livre en question semble par ailleurs assez instructif. Qui s’y colle pour interviewer les 30 premiers bloggeurs de notre petite bouquinosphère?

Prise de conscience

Oui, les bloggeurs sont pris au sérieux par les éditeurs américains. C’est Marc Andreessen qui l’écrit, après 5 semaines de leçons tirées de son blog:

We are definitely entering a world in which bloggers are taken super-seriously by political candidates, company PR departments, government officials, and book editors, among many others. That trend is just starting — but people who have spent their careers dealing with professional press now definitely “get it” that what happens on blogs matters just as much, or more.

Comme Virginie nous le rappelle, Marc Andreessen était à l’origine de Netscape. A peine plus âgé que moi, il est aujourd’hui fondateur de Ning, un (autre) site de réseau social. Il me semble donc assez crédible pour évoquer la reconnaissance qu’ont aujourd’hui les blogs face aux médias traditionnels…

Mais qu’en est-il des éditeurs français?

Mon expérience professionnelle m’incite aujourd’hui à être relativement optimiste. Il me semble en effet que le travail de sensibilisation de chacun d’entre nous (cf. bouquinosphère) commence à porter ses fruits. Les attachés de presse, responsables marketing et autres comités de direction évoquent enfin les blogs en réunion!

Et chez vous?

Libraires, auteurs, éditeurs…
Les blogs ont-ils leur place dans votre communication?

Copier/Coller sur Google Recherche de Livres

C’est leur équipe marketing qui nous l’annonce sur le blog officiel de Google Book Search.

T. V. RamanIls renvoient au post de T. V. Raman, un de leurs PhD qui travaille sur des projets d’accessibilité. Il y indique que ses lecture étaient jusqu’ici limitées à ce qui était disponible dans un format qu’il pouvait lire, et se réjouit de cette nouvelle fonctionnalité :

It’s opening up hundreds of thousands of books to people who use adaptive technologies such as speech output, screen readers, and Braille displays.

Précisons de suite qu’il ne s’agit évidemment que des ouvrages libres de droits…

Voir par exemple le Manuel du libraire et de l’amateur de livre et cliquer sur le petit lien afficher le contenu du texte en haut à droite.

Richard Charkin à propos de son blog

Après les blogs de libraires (ici et ), j’ai voulu m’intéresser de plus près aux blogs de maisons d’édition, qu’ils soient officiels ou non. Richard Charkin, CEO de Macmillan s’est ainsi prêté au jeu d’une courte interview à propos de son incontournable charkinbog

A propos du lectorat de son blog…

Pretty evenly distributed around the world. I guess that maybe 30% are employees or associates of Macmillan in some way. Most seem to be book-orientated people.

Noter qu’il annonçait ce weekend 3000 visiteurs en provenance de France.

A propos des sujets traités…

I just blog what comes to my mind at 5 in the morning!

Pour être plus précis, il évoque essentiellement le marché de l’édition papier/électronique tant au Royaume-Uni que dans le reste du monde (Macmilan est un groupe actif sur presque toute la planète). Voir par exemple son post récent sur l’impression à la demande, qui a généré beaucoup de commentaires, souvent pertinents.

Il poste également quelques articles plus légers, mais tout aussi intéressants, sur l’architecture qu’il croise en chemin, sur ses premiers essais Google AdSense, ou encore à propos des matchs de cricket…

A propos du départment corporate de McMillan…

I get some help from one of our team who looks after corporate announcements (in between doing a million other things). We don’t really think corporate communications is something we should spend significant money on. We prefer to spend it on books.

Ce qu’il a appris en 18 moins de blog…

It’s hard work blogging every day.

Il publie souvent plusieurs posts conséquents par jour.

Paris Hilton doesn’t increase visits.

Il a fait l’essai en mettant son nom dans un posts, sans succès…

By and large people are more interested in local matters rather than the big global issues which I think are important.

Effectivement beaucoup de réactions sur le marché de la librairie à Londres mais trop peu sur les sujets cruciaux de l’avenir du livre dans son état actuel.

En conclusion, un blog souvent captivant et (presque) toujours pertinent pour les sujets qui nous concernent…

Charkin Blog Header

Le facteur sonnait toujours deux fois

On connaissait déjà Kiala et les autres solutions de type relais-colis. Voici à présent Cityssimo, dont le Journal du Net publiait récemment un reportage photo très instructif.

ScanComme on n’est pas forcément chez soi en journée à l’heure où le facteur apporte les colis, le service propose simplement de se faire livrer dans des consignes accessibles 24/24h en combinant :

  • une inscription sur internet,
  • un service d’alertes SMS,
  • et un mot de passe personnel.

Dommage toutefois que ceci ne soit limité pour le moment qu’aux villes de Paris, Lille et Nantes…

Quand on sait que la Fevad prévoit, 18 milliards d’euros de ventes en ligne pour 2007, ce n’est pas inintéressant. Quand on sait de plus que le premier trimestre a apporté une croissance de 26% pour l’achat en ligne de livres, c’est d’autant plus utile!

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