Archive for the 'epublishing' Category

Mise à niveau sur le papier électronique

inkDans la bouquinosphère, chaque bloggeur trouve petit à petit sa place. Qu’il s’agisse de pédagogie, de bibliothèques, de libraires ou encore de papier électronique, chacun et chacune avance et précise sa ligne éditoriale…

Ce qui n’empêche pas pour autant quelques sorties, pour mieux mettre en perspective des informations à la croisée de nos sphères respectives.

D’où ce post pour rappeler que le Journal Du Net a réalisé 3 vidéos qui synthétisent assez bien où en est aujourd’hui le papier électronique. C’est didactique, efficace et fort professionnel.

Copier/Coller sur Google Recherche de Livres

C’est leur équipe marketing qui nous l’annonce sur le blog officiel de Google Book Search.

T. V. RamanIls renvoient au post de T. V. Raman, un de leurs PhD qui travaille sur des projets d’accessibilité. Il y indique que ses lecture étaient jusqu’ici limitées à ce qui était disponible dans un format qu’il pouvait lire, et se réjouit de cette nouvelle fonctionnalité :

It’s opening up hundreds of thousands of books to people who use adaptive technologies such as speech output, screen readers, and Braille displays.

Précisons de suite qu’il ne s’agit évidemment que des ouvrages libres de droits…

Voir par exemple le Manuel du libraire et de l’amateur de livre et cliquer sur le petit lien afficher le contenu du texte en haut à droite.

Je vous donne quelques échantillons?

Une idée…
C’est généralement dans les parfumeries que l’on entend ce genre de question. Pourquoi pas en librairie? Remplacez simplement la vendeuse par le chef de rayon, les petits fioles par quelques fichiers texte et le sachet plastique par votre (futur) e-reader.

Concrètement?
Il suffit de transformer le concept de PLV en une multitude de petites bornes wifi. Le client se ballade en librairie, feuillette quelques livres mais n’en achète finalement que 2 ou 3, tout en hésitant pour quelques autres. Il sort alors son e-reader, l’approche de la borne en question et reçoit automatiquement le premier chapitre gratuit. Il pourra ensuite le lire (ou l’imprimer) tranquillement dans son canapé le soir-même.

Epson E-GuidingScience-fiction?
Peut-être. En tous cas pas pour Epson, qui commence par les musées. La firme propose ainsi des compléments d’informations sur les œuvres exposées. Avec possibilités d’impression…

La suite…
Peut-être une idée à creuser pour Feedbooks, que je n’ai pas eu l’occasion de rencontrer hier mais qui me semble être un projet tout aussi prometteur…

A propos du mythe de la lecture en ligne

Les internautes ne lisent pas les journaux en ligne.
Rien de tel qu’un vrai quotidien en papier pour lire et s’informer.
Pas exactement! Fin d’un mythe…

Eyetrack07 Screenshot

Même s’il s’agit de la presse écrite et non du livre à proprement parler, l’étude EyeTrack07 de Poynter reste un bon indicateur de l’évolution de la lecture en ligne. Ils ont ainsi étudié 3 groupes de 200 personnes durant un mois entier, pour comprendre ce qu’ils lisent, en quelle proportion et pour quelle raison.

Jean-Charles Condo en parle…

Les résultats vont clairement à l’encontre de l’opinion généralement admise voulant que les internautes se contentent de parcourir distraitement les articles en ligne. Au contraire, les sujets ont lu en moyenne 77% du contenu des articles qu’ils ont sélectionnés sur un site Web, tandis que ce pourcentage que de 62% pour les journaux grand format et 57% pour les tabloïdes.

Présentation de l’étude complète (PDF, vidéo et version texte) sur PoynterOnline.

Dommage que l’étude n’indique pas ce que les lecteurs on retenu des articles. Je me demande ainsi s’il est plus “rentable” de lire à l’écran ou sur papier…

Le réseau, pour désencombrer les librairies

Pour ceux et celles qui l’auraient loupée, voir l’interview dans Le Monde de Benoît Yvert, directeur du Livre et de la lecture. Petit extrait:

L’édition, c’est aussi de la “lecture subie”, courte, d’information. Celle-ci sera de plus en plus consultée sur le réseau et n’encombrera plus à terme les rayons des librairies et des bibliothèques. Le vrai défi concerne donc cette zone qui représente entre 30 % et 50 % de l’édition.

Dans certains secteurs, cette proportion pourrait bien se rapprocher des 100%. Je pense notamment aux revues de sciences humaines (ex.: cairn.info), aux manuels informatiques (ex.: safari.oreilly.com), ou encore à tout le marché de l’édition juridique (ex.: lamylinereflex.fr).

En poussant la réflexion un rien plus loin, j’y vois aussi le positionnement des blogs et de wikipedia en termes de sites de référence. On y vient…

Wikipedia, 6e recherche sur Google en 2006

Top 6 Google Zeitgeist 2006Google vient de sortir son Zeitgest pour toute l’année 2006, où “wikipedia” est à nouveau dans le top 10 en occupant la sixième place (il était quatrième en 2005).

La répartition par pays n’est pas encore disponible sur les 12 derniers mois mais les résultats de novembre sont tout aussi explicites, voire même davantage:

  • 2e en Inde, en Allemagne et en Irlande
  • 3e au Canada, à Singapour et en Australie
  • 4e en Suède
  • 7e en Nouvelle-Zélande
  • 8e en Malaisie et au Mexique

Source: http://www.google.com/intl/en/press/intl-zeitgeist.html

Qu’en pensent les éditeurs d’encyclopédies, dictionnaires thématiques et autres ouvrages de référence?

Pour rappel…
Zeitgeist est une expression allemande qui signifie littéralement l’esprit (Geist) du temps (Zeit)”. Google a subtilement récupéré le terme pour en faire la marque de son top 10 des recherches. On retrouve ici la notion de database of intentions évoquée par John Battelle dans The Search.

Cyberlibris, texte intégral à imprimer

Un mail que j’ai reçu ce 24 novembre qui devrait vous intéresser…
Cyberlibris
en a fini avec sa version bêta et lance ses offres grand public:

Cyberlibris Famili passe maintenant dans sa phase payante via un abonnement en ligne.

Les différentes formules d’abonnement, Découverte 3 mois, Liberté 12 mois, permettront à tout abonné d’accéder, comme vous avez pu le faire, sans aucune restriction à l’ensemble des contenus de notre catalogue et ainsi de disposer de sa propre bibliothèque numérique familiale.

Notre catalogue, qui compte à ce jour d’environ 1500 titres dont plus de 700 déjà en ligne, s’enrichit quotidiennement de nouveaux éditeurs et de nouveaux titres afin de toujours mieux répondre aux questions pratiques de la vie quotidienne et culturelle.

On y retrouve des ouvrages de petites maisons comme de plus grandes, dont notamment Dunod, Maxima, Vuibert, et La Découverte.

Voir aussi leur offre executive.
On en reparle…

Premiers résultats sur la vente d’un livre en PDF

J’en avais déjà parlé ici en octobre.

Olivier Andrieu, cet auteur qui avait opté pour la vente directe de son livre en version PDF bien avant la sortie de la version papier, semble partager avec moi le fait que nous sommes peut-être à l’aube d’une nouvelle façon de penser l’édition

Il en détaille à présent les premiers résultat sur le blog d’abondance:

Et bien, il faut croire qu’il existe un vrai marché pour ce type d’ouvrage téléchargeable puisqu’en à peine plus d’un mois, l’objectif annuel vient d’être dépassé avec plus de 1 000 commandes à ce jour. Impressionnant, car le tout s’est fait sans réelle publicité… Bien sûr, ce type d’ouvrage PDF ne remplace en rien la version papier (le livre “Référencement 2.0″ devrait d’ailleurs sortir, une fois mis à jour, au printemps prochain au format papier), mais il en est très complémentaire auprès d’une certaine cible, plutôt technophile, comme celle du site Abondance.

Avant de revenir ultérieurement sur cette initiative, je vous conseille vivement de lire tout le post, nuancé toutefois par quelques commentaires intéressants…

Edition traditionnelle vs papier électronique

Sony ReaderAvant son équivalent à Montréal prévu pour janvier 2007, Tebaldo organise en décembre à Paris la 4ème édition de ses rencontres sur le “papier électronique communicant”.

L’occasion de découvrir une présentation en avant-première du Sony Reader, de sa plate-forme de distribution et des outils de production de contenus.

Si d’autres blogs - spécialisés - évoqueront sans doute mieux que moi le sujet (je pense notamment à NouvoLivractu), je me demande quand même quel écho auront ces discussions auprès des éditeurs français. En effet, seules les initiatives de certains quotidiens comme Les Echos (France) ou De Tijd (Belgique) semblent avoir fait la une en Europe.

L’édition traditionnelle ne serait-elle pas concernée par les prochain supports de livres électroniques? Réponse éventuelle dans la liste des participants du 19 décembre…

PDF avant une (éventuelle) version papier

Même si le lectorat visé était clairement orienté web, on pouvait tout de même s’inquiéter cet été des propos d’Olivier Andrieu, spécialiste français du référencement …et futur auteur:

Je vais réaliser un livre en septembre sur l’optimisation des pages Web, car il y a une demande extrêmement forte sur ce sujet. Je compte le vendre en ligne au format PDF. Ensuite, je ferai peut-être une remise à jour six mois plus tard, que je publierai en format papier.

Aujourd’hui, l’ouvrage est effectivement disponible aux éditions “abondance.com”. On note ainsi l’absence d’isbn devenu ici obsolète, tout comme la contrainte du prix unique du livre puisque l’on obtiendra 10% en tant qu’abonné à la lettre Recherche & référencement.

Quid si finalement il décidait de ne PAS éditer de version papier?
Défi incontournable de l’édition spécialisée pour 2007!