Archive for the 'emarketing' Category

L’exemple Portishead/Last.fm

Après REM, Radiohead et quelques autres, Portishead met son 3e album “Third” en écoute intégrale sur last.fm, huit jours avant sa sortie officielle. Si au final je suis quelque peu déçu de la prestation elle-même (opus à mon goût beaucoup plus rude et bien moins accessible que les deux premiers), j’admire quand même ce surprenant coup double d’une Major et d’un site définitivement 2.0.

Extrait du communiqué de presse d’Universal:

This is the first time that Last.fm, which offers free access to the largest licensed catalogue of music on the Web, has collaborated with an individual artist to exclusively premier an album before its official release. All of Portishead’s previous albums are also available to stream in full for free at Last.fm/music/portishead.

Entre une visualisation de 20% en mode sécurisé chez Google Book Search (ici) et un téléchargement gratuit du texte intégral chez Cory Doctorow (), aurait-on devant nous un modèle alternatif pour faire découvrir un livre?

Wikipedia, l’outil de recherche des étudiants

En ouvrant mon blog fin 2006, j’ai voulu insister sur le fait de repenser marketing et édition en ces temps de révolution numérique.

L’une des 10 raisons ainsi évoquées était qu’auparavant, les étudiants limitaient leurs sources à celles sous droits d’auteur, là où wikipedia et les contenus libres de droit se retrouvent aujourdhui de plus en plus souvent en bibliographie de TFE.

Un article récent du Figaro à propos des sites les plus visités en France évoque à ce sujet une étude intéressante:

Wikipedia, de son côté, enregistre la meilleure progression avec 24 % de visiteurs en plus, ce qui lui vaut un score de 10 millions d’internautes au total. Une tendance que Delphine Gatignol, responsable du développement chez comScore France, attribue à la rentrée scolaire et notamment aux nouveaux comportements des étudiants qui utilisent Wikipedia comme outil de recherche.

Le défi se précise pour les éditeurs…

Les flux RSS de pocket.fr

Flux RSS Pocket.frAprès La Fnac en septembre (voir La Feuille), c’est à présent au tour de Pocket de mettre en avant ses flux RSS. Outre la petite animation sympa en page d’accueil, la communication est notamment passée par une newsletter dédiée, qui rappelle…

- le concept de flux RSS,
- quels sont les flux disponibles sur pocket.fr,
- et comment les utiliser avec Netvibes.

Dommage toutefois (et ceci est valable pour tous les sites, éditeurs ou non) que la partie explicative reste encore difficile à appréhender par l’internaute lambda. Si quelqu’un a une bonne idée pour expliquer Netvibes ou iGoogle en 5 minutes, pour ensuite convaincre un utilisateur de s’y mettre activement, je suis preneur…

On connait en effet la video RSS in Plain English mais elle me semble moins explicite que la même sur les wikis. Quelqu’un aurait-il la fibre pédagogique?

p.s.: voir aussi ce post où j’évoquais en novembre 2006 la position des éditeurs et libraires à ce sujet

On se voit à la deuxième bouquinosphère…

Rendez-vous le mercredi 26 septembre à Paris pour la deuxième bouquinosphère. L’occasion de m’étendre sur ces 2 mois sans billets… Bonne rentrée!

Logo bouquinosphère 2

309 jours 11 heures 13 minutes 58 secondes

…avant la sortie du nouveau James Bond (en livre). Cinquième auteur à s’y atteler, Sebastian Faulks prend ainsi la relève de Ian Fleming avec la parution en mai 2008 de Devil May Care.

Pour l’occasion, Penguin sort un label dédié et en profite pour lancer un site (en fait pour le moment une page et un lien vers le PDF) avec un joli petit compte à rebours…

Compte à rebours 007

C’est un peu tôt à mon sens, mais je n’ai pas résisté à laisser mon adresse email. Ceci pour voir quelles actions emarketing on peut bien imaginer 10 mois avant la sortie d’un roman, aussi mythique soit-il…

[source: Livres Hebdo et The Penguin Blog]

Harry Potter and the moonlight reading

Le septième et dernier tome arrive. J’espère ne pas vous l’apprendre…
Par contre, saviez-vous que ce soir à 23h50 (London time), le site de Bloomsbury, vous proposera un webcast de J. K. Rowling? Elle nous lira ainsi quelques passages de son ultime bestseller de la série, que Richard Charkin qualifie déjà de toughest logistical exercise in book distribution history

Update: le webcast est à présent disponible ici

Ces éditeurs qui n’ont rien compris au web…

Comme tout le monde, j’ai lu et apprécié le long billet de François Bon sur un Internet de littérature.

Même si j’admire cet excellent travail de synthèse et félicite ainsi l’auteur pour la qualité de sa réflexion, je souhaite revenir sur un point délicat…

A propos des mini-sites associés à la parution d’un ouvrage, il précise que…

le réflexe en la matière reste de payer pour fabriquer un site tape à l’oeil bien nul plutôt qu’essayer de collaborer avec les sites existants et ce qu’ils capitalisent d’expérience rédactionnelle

A mon sens, plusieurs raisons expliquent ce réflexe, parmi lesquelles on pourrait citer une certaine volonté de transparence…

Ainsi, le comportement des éditeurs reflète davantage un respect des lecteurs (oui ce site est une initiative marketing pour augmenter les ventes) qu’une absence de stratégie face aux nouveaux influenceurs (non, on ne fera pas de récupération ou de lobbying auprès de certains bloggeurs).

Plusieurs options sont par contre possibles en termes de partenariat marketing, mais il semble qu’une perspective de long terme consiste (aussi) à jouer profil bas, et ainsi laisser la blogosphère réagir naturellement à une nouvelle parution.

On évite ainsi le clash habituel entre ces deux mondes que sont celui de l’édition (rentabilité) et des blogs (passion). Voir à ce sujet l’excellent billet et les nombreux commentaires d’Eric Dupin sur la délicate question des publi-rédactionnels dans les blogs.

Temps, expertise, résultats

Par ailleurs, une fois la machine rôdée il est souvent plus efficace d’envoyer un cahier de charges pour créer un Xème site compagnon que de passer des semaines à analyser le fonctionnement des sites et blogs concernés.

Quand on ajoute à cela le manque crucial de résultats chiffrés de telles initiatives, on comprend que de nombreuses maisons d’édition n’aient pas encore franchi le pas.

Ce qui ouvre de belles perspectives pour chacun d’entre nous!

Quand on hésite entre 2 images de couvertures…

Chris Anderson nous proposait de choisir le sous-titre de son prochain livre (ici). Joe Wikert (dont le blog est excellent) va un rien plus loin en nous proposant de donner notre avis sur deux projets de couverture :

We’ve narrowed our cover designs to the two you see in this post. The one on the left is more humorous and the one on the right is more traditional, if you will.

So which cover do you prefer?

Quand on voit le temps nécessaire pour choisir une photo, un slogan ou même une police de caractères, l’idée d’en rajouter une couche avec l’avis des bloggeurs m’a semblé amusante. Belle illustration en tous cas de ce que l’on peut - aussi - faire des blogs en édition.

Le livre en question semble par ailleurs assez instructif. Qui s’y colle pour interviewer les 30 premiers bloggeurs de notre petite bouquinosphère?

Prise de conscience

Oui, les bloggeurs sont pris au sérieux par les éditeurs américains. C’est Marc Andreessen qui l’écrit, après 5 semaines de leçons tirées de son blog:

We are definitely entering a world in which bloggers are taken super-seriously by political candidates, company PR departments, government officials, and book editors, among many others. That trend is just starting — but people who have spent their careers dealing with professional press now definitely “get it” that what happens on blogs matters just as much, or more.

Comme Virginie nous le rappelle, Marc Andreessen était à l’origine de Netscape. A peine plus âgé que moi, il est aujourd’hui fondateur de Ning, un (autre) site de réseau social. Il me semble donc assez crédible pour évoquer la reconnaissance qu’ont aujourd’hui les blogs face aux médias traditionnels…

Mais qu’en est-il des éditeurs français?

Mon expérience professionnelle m’incite aujourd’hui à être relativement optimiste. Il me semble en effet que le travail de sensibilisation de chacun d’entre nous (cf. bouquinosphère) commence à porter ses fruits. Les attachés de presse, responsables marketing et autres comités de direction évoquent enfin les blogs en réunion!

Et chez vous?

Libraires, auteurs, éditeurs…
Les blogs ont-ils leur place dans votre communication?

Je vous donne quelques échantillons?

Une idée…
C’est généralement dans les parfumeries que l’on entend ce genre de question. Pourquoi pas en librairie? Remplacez simplement la vendeuse par le chef de rayon, les petits fioles par quelques fichiers texte et le sachet plastique par votre (futur) e-reader.

Concrètement?
Il suffit de transformer le concept de PLV en une multitude de petites bornes wifi. Le client se ballade en librairie, feuillette quelques livres mais n’en achète finalement que 2 ou 3, tout en hésitant pour quelques autres. Il sort alors son e-reader, l’approche de la borne en question et reçoit automatiquement le premier chapitre gratuit. Il pourra ensuite le lire (ou l’imprimer) tranquillement dans son canapé le soir-même.

Epson E-GuidingScience-fiction?
Peut-être. En tous cas pas pour Epson, qui commence par les musées. La firme propose ainsi des compléments d’informations sur les œuvres exposées. Avec possibilités d’impression…

La suite…
Peut-être une idée à creuser pour Feedbooks, que je n’ai pas eu l’occasion de rencontrer hier mais qui me semble être un projet tout aussi prometteur…

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